• 6 /7 La vente

    6/7 La vente

    Comme le dit si bien un proverbe « il y a loin de la  coupe aux lèvres ».

    Prendre une grande décision est une chose et  mettre un projet en pratique en est une autre.

    Nous avions la boutique et une très bonne clientèle, comment lui annoncer que nous allions vendre notre  commerce florissant pour partir faire un tour du monde ?

    De plus nous devions rapidement mettre notre commerce en vente pour être dégagés de cette contrainte.

    Le «hasard» une fois encore  est venu à notre secours.

    Je ne me lasserai jamais de dire que (pour moi) le hasard n’existe pas car j’en ai eu maintes et maintes fois la preuve. On peut dire une fois que c’est le hasard mais pas quand cela se répète en de nombreuses  occasions… Que dire ?

    Cette fois-là encore il nous a aidés et permis d’arrêter plus vite le commerce pour préparer notre projet de départ.

    C’est par un après-midi d’octobre que  s’est présenté un homme d’une  quarantaine d’années, discret, feuilletant nos livres rangés sur les étagères par catégories. Il est resté un long moment à faire le tour de la boutique.

     Il avait l’air intéressé mais ne disait rien. Nous avions l’habitude de ne pas déranger les gens, guettant plutôt un regard qui nous permettrait de les aborder et les renseigner.

    C’est lui qui s’approcha de la caisse nous demandant si par hasard nous ne désirions pas vendre notre boutique ?

    Avec Thomas nous nous sommes regardés sidérés par cette question.

    Il ne pouvait pas être au courant car nous n’en avions pas encore parlé. Ni aux clients, ni à une agence immobilière.

    Bien évidemment, sans réfléchir longtemps nous sommes tombés  d’accord sur un prix de vente, sans faire la «fine bouche», car cela tombait à pic.

    Nos clients furent plus difficiles à convaincre car ils s’étaient habitués à nous et ne comprenaient pas qu’on laisse  si vite un commerce en pleine expansion pour partir à l’aventure.

    Les questions surprenantes des habitués nous amusèrent beaucoup : Et votre mari, il est marin-pêcheur ? Il est Breton ?  Etc. 

    Le plus qui les alarmait, c’était le fait de quitter la famille, les enfants, la maison et tout ce qui allait avec.

    Beaucoup d’histoires de pirates en mer résonnaient encore à leurs oreilles et ils  ne comprenaient pas que la peur ne nous arrête pas.

    C'est ce qui arrive souvent quand on trouve une  bonne excuse pour ne pas partir ou ne pas faire... 

    Il ne faut jamais se laisser influencer et surtout décourager sinon, une  fois encore, on ne fait rien, on renonce.

    Nous avions réponse à tout heureusement car  si nous les avions tous écoutés nous ne serions jamais partis.

    Thomas avait trouvé la parade pour éviter trop de questions : Nous partons faire un tour du monde disait-il et là toutes les questions s’arrêtaient car ce projet devenait important Il suffisait de voir dans leurs yeux la petite lueur d’envie et d’admiration à la fois.

    Les journées au magasin furent plus agréables, plus légères car  nous avions réglé le problème majeur de sa vente.  Il nous restait maintenant à trouver l’embarcation adéquate pour notre grand projet.

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 25 Juillet à 21:23

    Bien sûr, il ne faut qu'écouter la petite voix interne qui te dit: si tu dois partir, c'est maintenant... Les clients, eux aussi changent leurs habitudes, quant à la famille , chacun fait sa vie comme il l'entend et partir même au bout du monde, ce n'est qu'une histoire de temps qui passe ...

     

    ......

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