• 5 Encore une prise de décision

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    Encore une prise de décision

    C’est à des moments précis que les décisions se prennent. Il en faut peu pour ce qui était impossible avant change  et prenne forme après.

    Après notre reprise fin Août cette routine régulière a commencé à me fatiguer je ne trouvais plus le même goût à recevoir la clientèle. J’en arrivais même à refuser des rendez-vous.

    Le souvenir des dernières vacances passées  sur l’eau me taraudait pas mal, même si elles furent courtes mais intenses. Sans m’en rendre compte  j’avais déjà passé un cap important. Ma peur de l’eau était moins forte, je dirais même quasi inexistante.

    Il faut avouer que les conditions de ces jours passés sur l’eau étaient favorables, nous avions renouvelé nos sorties en mer avec de tout petits trajets mais cela me plaisait  de plus en plus.

    C’est avec ces souvenirs un peu nostalgiques que mes journées à la boutique passèrent très lentement.

    Quand quelque chose  ne vous convient plus, tout est sujet à vous mettre en rogne. Les clientes qui arrivent  en retard, ceux qui étaient exigeants, mécontents de ne pas trouver ce qu’ils cherchent etc.

    Il va s’en dire que Thomas n’oublait pas de me « chanter » un petite musique  bien connue que le bateau c’est un espace de liberté qui nous reste encore  et qu’il fallait en profiter tant  qu’il en était  encore temps.

    C’est dans ces moments d’incertitude que  cette musique opère et fait son chemin.

    Nos discussions du soir tournaient toutes autour du bateau et de ce que nous pourrions  faire avec.

    La boutique prospérait à grande vitesse mais cela ne  nous satisfaisait pas pleinement.

    Comme par hasard nous tombions sur des revues qui parlait d’évasion, des îles, de voyages en voilier. A la télévision c’était la même chose nous tombions  sur  des  reportages, sur des personnes qui avaient tout abandonné pour partir sur un voilier en famille et vivant au gré du jour et du vent, sans contraintes si ce n’étaient celles des conditions météo. A croire qu’ils venaient tous nous narguer.

    J’ai souvent remarqué que lorsque quelque chose est important pour soi « on » nous fait des petits rappels pour nous interpeller et ça marche !

    Une idée commençait à germer dans nos têtes, et si nous quittions tout et partions à l’aventure ?

    Et pourquoi pas !

    Ma première et courte expérience sur Mélusine m’avait conforté dans cet  espace de liberté, de larguer les amarres quand l’endroit ne nous convenait plus.

    A terre nous avions un boulet au pied, enfin c’est la sensation que j’en avais maintenant.

     Un commerce est une contrainte, certes lucrative et humainement intéressante mais cela ne me convenait plus vraiment. J’avais goûté à autre chose de plus palpitant, l’aventure, l’inconnu.

    Mon caractère  curieux me poussait à ne pas hésiter. Puis je me suis souvenue de cette phrase entendue un jour à la télévision  quelques années auparavant : « vis tes rêves, ne perds pas de temps et surtout n’ait jamais de regret » et  j’étais partie cette fois-là seule aux Antilles avec une seule valise  pour bagage dans un pays inconnu. Quelle belle aventure...

    Cette fois-ci je n’étais pas seule mais le projet n’était pas le même, nous cohabiterions  avec un élément imprévisible : l’eau, la mer et son immensité!

    Mon capitaine me semblait aguerri pour entamer un long voyage en mer car c’est de ceci  dont nous parlions le soir. Nous échafaudions un périple fou,  partir loin faire un tour du monde mais surtout trouver un endroit qui nous conviendrait suffisamment pour nous  poser enfin !

    Les connaissances maritimes de Thomas me paraissaient suffisantes pour me  sécuriser, sa passion (son expérience que je constatais plus tard) pour cet élément venait sûrement d’un passé  de vie antérieure.

    Quand je le questionnais sur son apprentissage sur les bateaux il détournait le sujet disant qu’un vieux navigateur lui avait enseigné les bases de la navigation et avait estimé qu’il pouvait naviguer sans crainte. Pas de stage aux Glénan, stage bien connu des Bretons, ni ailleurs.

    Son assurance sur le sujet me suffisait, de toute façon n’y comprenant rien je devais lui faire une  confiance aveugle.

    Sans confiance  rien ne peut se faire, si les doutes vous assaillent autant rester chez soi et ne pas prendre de risques.

    C’est ainsi qu’après avoir échafaudé ce  grand projet nous décidions de revendre mélusine pour une plus grande embarcation mieux adaptée pour faire un tour du monde en voilier.

     

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    2
    Jeudi 26 Juillet à 09:54

    je sais mais c'est pour que tu n'es pas  à attendre  trop longtemps la suite de l'histoire.... je vais ralentir promis.

    Bisous.

    1
    Mercredi 25 Juillet à 21:16

    Tu vas trop vite pour moi, je n'arrive plus à suivre ta superbe aventure.  C'est un beau roman que tu nous contes là ... et bravo à Thomas pour t'avoir emmené avec lui dans son évasion.

    Bises

    PS je vais à la page suivante

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