Hélas mon chéri montra quelques  signes de mauvais augure, déjà traité pour  de l’hypertension, la chaleur accablante des tropiques avait aggravé son état. Après avoir consulté un médecin à Pointe à Pitre la sentence est tombée comme un  couperet. Le climat était déconseillé pour son cas et son cœur en souffrait,  sa tension très haute (25 :15) lors de sa visite l’affola un peu et lui  déconseilla de rester dans ce climat. De plus le bateau n’étant pas climatisé »   cela devenait trop dangereux pour son état de santé. Il ne m’a pas fallu longtemps pour prendre la décision qui s’imposait. Nous devions rentrer en métropole de toute urgence. C’était  sans appel !

Mais que faire du bateau pas question de le ramener, la route de retour  par les Açores était encore plus longue donc c’est avec  un déchirement au cœur que nous avons décidé  de le mettre en vente. La chance était avec nous car un vétérinaire était venu  nous saluer lors de notre arrivée, c’est de coutume lorsqu’un navire arrive de faire la traversée ; Nous avions bien sympathisé et lorsque nous lui avons appris la nouvelle de notre mise en vente il a fait l’acquisition de Téva.

A croire  qu’il attendait cela pour lui aussi franchir un pas.

Adieu Téva !

Nous pouvions rentrer en métropole avec ce souci en moins.

Les billets d’avion achetés nous sommes partis avec deux valises sans oublier notre Tiki et douze heures plus tard nous atterrissions à Paris dans la grisaille du petit matin.