• 26 Gilbraltar

    26 Gilbraltar

    Gibraltar*, ce nom  bien connus des navigateurs qui sont le passage des eaux de la mer Méditerranée et de l’océan Atlantique

    Il est aussi  source  de conflit avec les Espagnols encore plus aujourd’hui avec « Le Brexit » Mais c’est aussi le passage pour se rendre aux Iles canaries et ce détroit n’est pas de tout repos, beaucoup de marins le craignent. Ce  croisement des deux eaux forme des  tourbillons qui malmènent les bateaux. Il faut attendre une fois encore les vents favorables pour traverser ce détroit. Beaucoup ont renoncés à cet endroit là car le retour est difficile  en sens inverse.

    Cela à été le cas pour nous nous avons dus attendre  bien quelques jours pour que la fenêtre météo courte mais suffisante nous permette de passer le détroit sans trop de  mal.

    Quel changement radical des vagues. En mer méditerranée les vagues  sont courtes et cassantes,  sur l’océan elles  sont longues et lentes. Ce changement de navigation était  bienvenue  car en méditerranée c’est plus fatiguant d’autant que la météo change très vite en une heure le temps change du tout au tout, ce qui n’est pas le cas  sur l’océan. On le voit  bien sur les prévisions météos qui sont bien plus précises sur l’océan.

    Il nous a fallu une semaine au moteur cette fois car les vents étaient inexistant « La Pétole » bien connue des marins, pour arriver  sur l’île de Lanzarote. Ile volcanique au sable noir, ça surprend !

    Nous y avons passés quelques jours rencontrés des gens passionnants, et entendus quelques belles histoires, pas piquée des vers. Des  sacs jetés à terre sur les pontons, des engueulades et j’en passe.

    Je l’ai déjà dit sur un bateau aussi grand  qu’il soit il y a la promiscuité, et les couples peu solides n’y en réchappent pas. Il faut vraiment  être en parfait accord pour passer au moins une semaine en mer sans toucher la terre pour savoir si on est fait pour rester ensemble ou pas. Belle expérience à faire avant le mariage, hihihi

    Après nous être un peu reposés nous voila repartis ver Las Palmas de Gran Canaria

    Où nous y avons séjourné encore une semaine, on y a rencontré beaucoup de Français avec de beaux échanges.

    On y trouve aussi des navires (bateaux) peu cher. Des capitaines de bateaux découragés ou la peur d’avancer plus loin ont souvent  mis leurs bateaux en vente à cet endroit là.

    Sacré port « Puerto Blanco » ou beaucoup de monde en attente  des vents favorables  ou chacun exprime son projet, ou  ses expériences, des conseils aussi  sont donnés toujours bon à prendre. IL y a aussi  bien sur les m’as-tu –vus qui en savent plus que les autres ça existe aussi en mer. IL faut  bien de tout pour faire un monde. En général ceux là on les retrouve  toujours au même endroit  car ils n’ont jamais   franchis le pas d’aller plus loin. Il y a loin de la parole aux actes.( ou de la coupe aux lèvres).

    Je parle beaucoup des vents favorables mais les voiliers sont faits pour être à la voile pas au moteur. Le moteur ne sert en général que pour les entrées et sorties de ports ou quand les vents en mers sont inexistants d’où le mot « pétole ».

    Nous étions en attente de la météo tous les jours car le vent des Alizés celui qui nous mène droit aux Antilles avec un courant  naturel à 3 Nœuds*  pour le moment n’était pas encore présent ou pas assez fort. Certains attentent à las palmas et partent  directement sur les Antilles quand les Alizés  sont là.

    Cette année là nous avons dus attendre plus longtemps et descendre bien plus bas que Cabo verde (Cap vert) pour enfin trouver le courant favorable pour la traversée.

    En route vers le Cap vert nous avons  pus voir des îles magnifiques et nous sous sommes arrêtés  à Mindelo* une des îles du cap vert pour faire le plein d’eau de gas- oil et de vivres fraîches. Attendre encore quelques jours. Nous avons rencontrés cette fois des amis  navigateurs  perdus de vue  avec un réel plaisir mais eux allaient  sur le brésil. Encore beaucoup d’apéros et  de paroles des conseils des histoires à faire peur aussi, mais aussi  pas mal d’appréhensions.

    Car cette fois ça y était on ne pouvait plus reculer. C’est comme  si  vous aviez une très grande porte ouverte devant  vous sans pouvoir vous retourner, il fallait aller droit devant. Et devant c’était de l’eau à perte de vue pendant plusieurs jours sans pouvoir s’arrêter à terre.

    S’il y avait un problème quelconque on devait se débrouiller par nous même.

    Quelques bateaux naviguaient  ensemble   par sécurité, mais nous non, bien sur. Nous étions trop indépendant  ou trop lent pour faire  route ensemble avec d’autres. Notre appréhension en était  donc encore plus grande.

    Pourtant je n’en avais pas beaucoup je préférais ne pas y penser j’avais confiance en mon capitaine chéri et puis ma dose d’inconscience me disait que tout irait bien et ce fut le cas, comme quoi il faut avoir toujours confiance.

    Nous étions à Noël  encore un souvenir formidable ,plusieurs bateaux éclairés dans une baie au mouillage on entendait chanter, rire, quel bonheur.

    Une semaine était passée et les alizés se faisaient attendre, tout le monde commençait à s’impatienter puis enfin la météo nous redonnait le moral on allait pouvoir partir. On avait déjà bien senti la veille du jour  de l’an que ça bougeait, tous les  gens  sur bateaux s’agitaient, pliaient les voiles rangeaient  tout sur les ponts.

    Que rêver de plus un 31 décembre sur l’eau avec les lumières de la ville de Mindélo* le feu d’artifices fait en faveur des marins en attente  du grand départ, car le jour J était enfin arrivé, c’était pour demain !

    Une petite anecdote lorsque que  dans la nuit nous entendions  sur le côté du bateau des clapotis, et en se penchant on pouvait apercevoir des petits requins tourner autour des bateaux, ils venaient chercher quelques nourritures jetés par-dessus bord. Il valait mieux ne pas prendre de bains de minuit.

    Très tôt le matin du premier janvier nous levions l’ancre pour la grande aventure...

     

    * Gibraltar

    Territoire Britannique d'outre-mer

    Gibraltar est un territoire britannique d'outre-mer sur un promontoire situé sur la côte sud de l'Espagne et dominé par le rocher de Gibraltar, une crête calcaire de 426 m de hauteur. Tout d'abord occupé par les Maures au Moyen Âge, puis gouverné par l'Espagne, cet avant-poste a été cédé aux Britanniques en 1713

    @source·  spagne. État du sud-ouest de l'Europe, l'Espagne est baignée à l'ouest par l'océan Atlantique et à l'est par la Méditerranée. Occupant la majeure partie de la péninsule...

     

    • Nœud = 1 mille à l’heure = 1,6km à l’heure

     

    *Mindelo

    Ville à São Vicente, Cap-Vert

    Mindelo est une ville du Cap-Vert, située sur l'île de São Vicente, dont elle est la ville principale. Deuxième ville du pays, elle est tenue pour la capitale culturelle du Cap-Vert. Wikipédia

    Superficie : 67 km²    

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Août à 21:06

    Très beau commentaire, avec explications bien sûr . Je sentais bien qu'il y aurait ce moment où tu dois franchir le pas ... et partir sur cette grande immensité que l'on doit avoir devant soi, de l'eau, de l'eau , ...

    Comme tu le dis si bien c'est dans ces moments-là que tu comprends ce qu'est la vie de couple ...

    Exceptionnel changement d'année ... et de cap...

    Gros bisous à tous les 2

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