• 15 Les préparatifs

    15 Les préparatifs

    Nous avions programmé notre départ pour le mois de mai car en hiver la mer Méditerranée n’est pas très praticable pour un apprentissage de la navigation, un amarinage conviendrait mieux. En effet, en plus du temps froid, en cette saison la météo est beaucoup plus capricieuse.

     Commencer notre périple devait se faire dans les meilleures conditions pour démarrer notre grand voyage. Il nous fallait bien ces quelques mois pour préparer le bateau et tout l’avitaillement.

     Thomas travaillait dur pour aménager Téva en fonction de notre parcours qui devait être long et il fallait bien tout prévoir pour ne manquer de rien, surtout pas de l’essentiel.

     Je crois que le moment le plus difficile pour moi fut celui quand j’ai dû faire le tri  des vêtements à emporter.

     En tant que femme et aimant de surcroit la mode, mes penderies étaient bien remplies. Le choix, tout en étant très difficile fut draconien, Thomas me rappelant que dans une embarcation telle que la nôtre on ne pouvait pas se permettre d’emporter des choses inutiles. Les équipets (les placards dans un bateau) n’étaient pas extensibles et le strict minimum devait retenir mon attention.

     Nous allions parcourir les mers et les habits chics n’avaient pas vraiment lieu d’être. Nous devions seulement conserver une ou deux tenues correctes pour  nos sorties dans les ports et en ville, le reste n’étant que des vêtements décontractés.

     Les poissons, les dauphins, les baleines ou les poissons volants ne nous jugeraient pas sur notre tenue.  Shorts, tee-shirts seraient les tenues la plus utilisées, sans oublier les vêtements indispensables pour la navigation : Cirés, vestes de quart, bottes et chaussures de bateau.

     Sans oublier les cannes à pêche indispensables pour avoir de la nourriture fraîche lors des longues navigations sans  escales.

     Quand on navigue loin des côtes et en pleine mer il faut prévoir l’avitaillement. Quand il y a un frigo à bord il est en général assez petit, l’énergie  doit être gérée correctement. Le poisson est donc un aliment frais indispensable pour notre trajet.

     Bien sûr il existe de la nourriture lyophilisée qui prend moins de place et surtout moins de poids, élément important à ne pas négliger car si l’embarcation est trop chargée la ligne de flottaison risque de trop s’enfoncer dans l’eau et ferait courir un danger.

     Cela ne nous a pas empêché d’emporter de la nourriture en conserves comme  des fruits, de la viande, des légumes, etc. Sans oublier les indispensables bouteilles de Pastis…

     C’est bien connu, le marin boit des boissons alcoolisées avant tout. Cela n’a rien d’une légende car, l’eau douce étant un élément très précieux et rare (les réserves de bord n’étant pas inépuisables), il faut  bien l’économiser !

     Nous étions presque prêts.

     

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