• 12 Nous allions chercher Téva

    Quelques jours à peine après la signature de l’achat de Téva que Thomas commençait déjà à trépigner. Les appels téléphoniques avec  l’ancien propriétaire qui trainait les pieds pour terminer les travaux de carénage commençaient à l’agacer.

    Il ne comprenait pas ou plutôt ne savait  pas que l’ancien propriétaire  regrettait  déjà d’avoir vendu son bateau. Nous apprîmes plus tard que nous avions le même projet en commun mais que pour des raisons personnelles, familiales  il avait  dû,  lui, l’abandonner.

    Ceci explique cela.

    Les semaines passaient et l’impatience et la colère commençait à se faire ressentir. Un ultime  coup de fil nous apprit  que le bateau était fini et qu’il avait été remis à l’eau, enfin !

    Il ne restait que de revoir ensemble les dernières explications pratiques pour que nous puissions venir le récupérer, mais cette personne étant très occupée, le rendez vous pour la prise en main tardait beaucoup trop au goût de Thomas.

    C’est ainsi qu’un matin,  très tôt, après avoir consulté la météo au Minitel (on en était encore là) Thomas m’invita à m’habiller  rapidement pour  que je puisse l’emmener a Port-Leucate pour qu’il puisse enfin de rapatrier son bien, son bébé. Il n’attendrait pas un jour de plus le bon vouloir de l’ancien propriétaire.

    Je sentais en lui une colère sourde car il sentait  bien que s’il ne prenait pas  les devants, le bateau ne serait pas encore entre ses mains. Cela n’avait que trop duré car il avait pris beaucoup trop de temps pour les quelques petits travaux restants. Il comprenait bien que  cela devait être difficile de laisser partir un bateau avec ce  qu’il comportait de projets affectifs, mais à ce moment-là il n’avait pas qu’à pas le vendre  me dit-il».

    Il nous a fallu peu de temps pour arriver au port. Pourtant, à mesure que nous approchions de Port-Leucate, le peu de vent annoncé avait  pris des proportions plus importantes que prévu.

    Peu lui importait. Téva était là  devant lui, amarré au quai et il ne repartirait pas sans lui.

    Je regagnais seule le Cap d’Agde pour attendre son arrivée estimée en fin de journée sans me douter de ce qui allait se passer...

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 25 Juillet à 21:34

    Bon capitaine, il sait ce qu'il veut ...

    ...

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